vendredi 25 avril 2008

Le droit de vote des étrangers en Europe

Avec le Traité de Maastricht en 1992, les nationaux des pays de l’Union ont obtenu le droit de vote aux élections municipales quel que soit leur pays de résidence. Sans attendre Maastricht, beaucoup de pays ont compris la nécessité de faire participer les résidents étrangers à la vie locale, et leur ont accordé le droit de vote et souvent d’éligibilité aux élections locales, c’est le cas de :
L’Irlande en 1965 pour tous les résidents après 6 mois de présence, la Suède en 1975, le Danemark en 1981, au bout de 3 ans, les Pays-Bas en 1985 (5 ans), la Finlande en 1992 (2 ans), la Belgique en 2002 (sans éligibilité), le Luxembourg en 2003 (sans éligibilité);
L’Espagne et le Portugal en 1985 sous condition de réciprocité. Ainsi, les Brésiliens ont le droit de vote au Portugal depuis 1971.
Le Royaume-Uni à toutes les élections pour les ressortissants du Commonwealth
L’Estonie (sans éligibilité), la Lituanie, Malte (réciprocité), la République tchèque (réciprocité), la Slovénie.
La France reste à la traîne avec l’Allemagne, l’Autriche, Chypre, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Lettonie, la Pologne, la Slovaquie.

Du point de vue du droit de vote aux élections locales, la population qui est installée de façon régulière sur le territoire de l’UE se trouve ainsi divisée en 4 catégories :
-Les nationaux (Allemands en Allemagne, Français en France…) qui ont tous les droits politiques ;
-Les citoyens de l’UE (Espagnols en Italie, Italiens en Belgique…) qui ont le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes ;
-Les ressortissants des Etats tiers qui ont le droit de vote à des élections locales dans certains pays de l’UE (en Irlande, aux Pays-Bas, en Suède…);
-Les ressortissants des Etats tiers qui n’ont aucun droit de vote dans les autres pays de l’UE (Allemagne,France…).